HENRY DE MONFREID AQUARELLISTE


 

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... lorsque l'aventure devient écriture et peinture


Né dans une famille d'artistes, la peinture lui est quelque chose de familier, "il est tombé dedans quand il était petit".

Son tempérament impatient le pousse à travailler l'aquarelle plutôt que la peinture à l'huile qui nécessite un matériel relativement encombrant et demande trop de temps. Pour lui, rien de plus simple à emporter qu'un bloc de papier ou quelques feuilles, un crayon, un ou deux pinceaux, une boite avec un minimum de couleurs et quelques tubes. Ce matériel le suivra partout, que ce soit en Mer Rouge (avec ses caisses d'armes ou de hachisch), en Ethiopie ou au Kenya. Un peu plus d'une heure sur le sujet et c'était fini, il pouvait reprendre sa route ou passer à autre chose.

Sa manière est classique et sa technique sans effet exagéré. Il travaille le papier souvent à sec (on le comprend sous ces chaudes latitudes), et procède par petites touches sans grands aplats et sans cloisonnés de blancs.

Il ramènera de très nombreux paysages illustrant les contrées qui lui sont chères : bords de mer, îles, désert dankali, plateaux du Tchertcher, ports yéménites, etc. Pendant la deuxième guerre mondiale, son séjour forcé au Kenya sera l'occasion d'inonder les salons des colons et militaires anglais de Nairobi, car il vend bien. Pendant cette période, l'aquarelle est même devenue son principal gagne-pain!

Rentré en France il continue avec ardeur cette activité parallèlement à celle d'écrivain, soit sur de nouveaux sujets: son Roussillon natal ou bien le Berry, là où est sa maison d'Ingrandes. Mais il lui arrive aussi de reprendre les anciens sujets qu'il aime tant, ceux de la mer rouge. Sa famille, ses amis ou ses relations reçoivent dans les années 60 sa carte de vœux décorée d'une petite aquarelle copiée ou inspirée des originales.

Henry de Monfreid est prolifique jusqu'à la fin de sa vie, bien qu'il n'y voie plus très bien passé quatre vingt dix ans. On peut estimer que son œuvre peinte approche le millier. Le ministère de l'Education Nationale et des beaux-arts s'est porté acquéreur de deux aquarelles dés le début des années 1930. Son travail a été exposé dans diverses expositions:
Paris, salon d'Hiver (1935); Paris, galerie Charpentier (années 50); Narbonne, Palais des archevêques (1983); Toulouse, galerie privée (1996); Rochefort, Corderie Royale (2002).

Aujourd'hui la galerie virtuelle de ces œuvres sur un site Internet reconstitue son idée: exposition de plus d'une centaine d'aquarelles comme il l'avait fait dans son grenier d'Ingrandes.